La dictée, situation d'apprentissage

LA DICTEE COMME SITUATION
D’APPRENTISSAGE

 

Dictée du 20 septembre 

 

1) L’enseignement de l’orthographe et les instructions officielles
 

Dans les nouveaux programmes de 2008, rubrique orthographe, est noté le passage suivant : « Une attention permanente est portée à l’orthographe : pratique régulière de la copie, de la dictée sous toutes ses formes et de la rédaction ainsi que des exercices diversifiés assurant la fixation des connaissances acquises : leur application dans des situations nombreuses et variées conduit progressivement à l’automatisation des graphies correctes. Les élèves sont habitués à utiliser les outils appropriés. »
 

Dans la rubrique rédaction :
« Les élèves sont amenés à rédiger, corriger et à améliorer leur production en utilisant leurs connaissances orthographiques, grammaticales ainsi que les outils mis à leurs dispositions. »

Compétence du deuxième palier pour la maîtrise du socle commun :
- Orthographier correctement un texte simple de 10 lignes- lors de sa rédaction ou de sa dictée – en se référant aux règles connues d’orthographe et de grammaire ainsi qu’à la connaissance du vocabulaire.
- Savoir utiliser un dictionnaire
 

On note ici l’emploi très clair des mots : dictée / copie / automatisation des graphies /
utilisation des outils dans lesquels on peut se référer.
D’où l’importance d’un travail régulier de pratique de dictée, effectué dans de nombreuses
situations pour favoriser les apprentissages, les entraînements et les automatismes.
 

2) Quelles compétences générales viser ?
 

Les compétences d’un élève performant en orthographe sont de 3 ordres.
Un élève performant est un :
> élève qui écrit de manière automatisée les mots connus et qui réalise les accords.
> élève qui fait des hypothèses raisonnées de graphie pour des mots inconnus.
> élève qui relit son texte et qui sait utiliser des outils pour répondre à ses doutes ou pour corriger ses erreurs.


3) Qu’attends-t-on de la dictée ? Que faut-il pour qu’elle soit un moment
d’apprentissage plutôt qu’un moment d’évaluation ?


Dictée traditionnelle = Dictée d’un texte suivie d’une correction collective se révèle un exercice terminal de vérification de connaissance, de règles apprises hors contexte et hors production écrite. Ce type d’enseignement ne permet pas une étude réflexive qui mobilise le raisonnement : l’orthographe est imposée aux élèves : ils ne peuvent ni la construire ni la comprendre petit à petit.
S’ils font tant de fautes, c’est bien parce qu’ils ne sont pas capables d’un retour sur leur écrit, qu’ils ne savent pas repérer les difficultés, pas reconnaître dans les phrases des situations déjà rencontrées, d’où le rôle de l’enseignant est bien là de mettre en place des dispositifs permettant :
- De faire un retour sur leur écrit : analyse/ doute orthographique/ vérification par des outils référentiels/ auto correction 
- De repérer les difficultés : analyse des phrases par guidage plus ou moins dirigé / Proposer des dictées préparées et adaptées / Lire les écrits des autres
 

Pourquoi faire des dictées ?
La dictée doit être considérée avant tout comme une activité de recherche au même titre  ue les activités mathématiques de résolution de problème. C’est un entraînement, une gymnastique intellectuelle.


Au programme, elle doit être l’occasion pour les élèves de :
- Réinvestir des connaissances, des compétences et d’appliquer des règles en situation
d’écriture dirigée
- Confronter leurs idées et de réfléchir (individuellement ou collectivement) à la façon d’écrire les mots en essayant d’expliquer pourquoi ils s’orthographient ainsi (propre à
chaque situation)
- Comprendre la signification de l’orthographe des mots
- D’augmenter le capital mots mémorisés
- De faire des hypothèses sur l’écriture des mots, de faire des rapprochements analogiques pour pouvoir peu à peu trouver l’orthographe de mots inconnus.
- Permettre de douter et de chercher dans des outils appropriés pour répondre à ses doutes
- Permettre de se corriger seul en situation d’écriture ou de relecture après vérification de l’enseignant.


Au programme, elle doit être l’occasion pour l’enseignant de :
- Vérifier l’apprentissage des mots orthographiques et des règles grammaticales, de conjugaison
- D’amener les enfants à réfléchir sur l’orthographe des mots en les mettant en relation les uns avec les autres, dans un certain contexte.
- Connaître les confusions possibles chez certains et le profil de chaque scripteur.
- Amener les enfants à s’interroger et à utiliser des outils de vérification ou à adopter des démarches de recherche
- D’évaluer à un moment donné.

 

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